Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 09:40
  Le Communiqué ci-après vous donnera toutes explications sur le scandale (le mot n'est pas trop fort) qui perturbe le bon fonctionnement  de la Commission de Sélection du Marché de la Création

Il a été envoyé par mail à toutes les personnes qui peuvent être intéressées par

LE FAIT DU PRINCE :


Communiqué des membres bénévoles de la commission Marché de la Création de LYON 
(pour plus d’information lire la pièce jointe)

 
Depuis novembre 2007, les membres bénévoles de la Commission d’admission se battent contre le passe-droit accordé par M. P.-A. Muet, ,alors adjoint (à Lyon)  du Développement économique et des Relations internationales, (aujourd’hui député), à M. Simonnet, d’exposer sur le marché pour des raisons toutes personnelles,(voir pièce jointe) contre l’avis motivé de la Commission.
 
Mme M-O Fondeur lui succédant au poste d’adjoint réitère le passe-droit par deux fois pendant 3 et 6 mois et met en place le projet d’une refonte du règlement. applicable en septembre 2009.
Jusqu’à cette date :
-  Mr Simonnet obtient une nouvelle autorisation contre l’avis unanime motivé de la Commission d’exposer sur le marché  !
- Les commissions d’admission sont annulées, ce qui pénalise environ 150 artistes.
Pourquoi ?
- Pour faire diversion sur ce passe-droit  ? Pendant 11ans le marché a fonctionné sans problème.
Les problèmes dont parle Mme Fondeur dans « le Progrès »(voir pièce jointe) découlent de l’impair commis par M. Muet.
 
Pour qui ?
- Pour une seule personne au détriment de la collectivité
 
Les membres bénévoles de la Commission refusent d’accepter l’amalgame créé qui consiste à faire passer  le refus de la Commission d’exposer M. Simonnet sous prétexte de problème dans l’application du règlement, ou du règlement lui-même.
Le fait du prince en est la cause
 
Bien qu’il ait été demandé à la Commission de collaborer à la refonte du règlement, nous demeurons très inquiets sur le devenir du marché et des artistes.
 
Nous n’avons malgré nos courriers et demandes de rendez-vous obtenu aucune réponse de la part des élus concernés.
 
C’est pourquoi, nous tenions à vous informer de cette situation qui bien que « ne concernant que le marché de la création » est révélatrice d’un malaise beaucoup plus profond .
 
"Les membres bénévoles de la Commission."

 
(Tous les textes sont libres de droit, ils peuvent être diffusés à votre appréciation)



Pièce jointe :

Générée par le passe-droit de 1 an accordé par Monsieur Pierre-Alain Muet .adjoint chargé à l’époque du Développement économique et des Relations internationales à la ville de Lyon à M. Simonnet contre l’avis de  refus unanime motivé de la Commission, conforté par Mme Fondeur qui lui succède tant dans ses fonctions que dans sa démarche : passe-droit de 9 mois sous couvert d’une refonte du marché, les membres bénévoles de la  Commission se trouvent aujourd’hui dans l'obligation d’informer largement sur cet état de fait choquant.
Le problème aurait pu être éventuellement solutionné si nous avions eu la possibilité de dialoguer avec les élus. Ils n’ont daigné à aucun moment répondre à nos courriers et demandes de rendez-vous.
Mais leurs services ont su entendre les propos diffamatoires et mensongers que M. Simonnet colporte sur la commissaire et sur la commission.

Les membres bénévoles de la Commission, appelés à cette fonction au titre de leurs diverses qualités professionnelles reconnues dans les arts plastiques tiennent à rappeler que sur un plan purement professionnel, tout jugement valable porté sur l'oeuvre d'une personne ne peut venir que de ses pairs.(est-il concevable que les vétérinaires soient jugés par des jardiniers, les couteliers par des dentelières ...ou un élu, es-qualité ?).
 C'est le pur et simple respect de la qualité professionnelle et de la profession même qui sont ici en jeu.
 Si l’on peut comprendre qu’une personne non retenue dans une commission soit insatisfaite, il est inadmissible que des élus passent par dessus les décisions d’une commission professionnelle.
C'est donc en tant que professionnels , que nous donnons nos avis, et non en tant qu'individus qui pourraient avoir des préférences personnelles.
Est-il concevable de laisser interférer des critères subjectifs.

Ci-dessous la lettre (du 9/11/2007) adressée à Mme. la commissaire par Monsieur P-A Muet :

 Madame,
Je n'ai pas signé la lettre destinée à Monsieur Simonnet parce que, personnellement, j'apprécie beaucoup les œuvres de l'artiste. J'en ai d'ailleurs acheté une récemment à titre personnel. Je ne remets pas en cause la position de la Commission, mais je ne souhaite pas signer une lettre qui contredit mes goûts personnels . Je vous prie de croire, Madame, en l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Sur l’article du Progrès  07.03.2009 « l’artiste non grata fait de la résistance »
Mme Marie-Odile Fondeur s’exprime  suite à M. Simonnet :

« …Plusieurs problèmes, notamment d'artistes contestant les décisions de la commission, ont été recensés. M. Simonnet n'est que la partie émergée de l'iceberg… Nous travaillons actuellement à une nouvelle organisation du marché…»
Il n’y aurait pas « d’affaire Simonnet » plus de passe-droit mais un problème dans « l’organisation » du règlement, c’est à dire dans l’application, dans le règlement, d’où refonte du règlement !!!
Nous insistons pour qu’il ne soit fait aucun amalgame entre ce travail de clarification du règlement et le problème de fond des ingérences extérieures d’élus, « responsables ».

Encore un fois le refus de la présence de M. Simonnet sur le marché n’est dû en aucun cas à une faute commise par la Commission mais par la décision fondée de la commission.

Depuis 11 ans, la Commission  applique de manière impartiale des règles qui sont les mêmes pour tous dans le plus grand souci d’objectivité et de respect vis à vis des propositions qui nous sont faites.
certains points du règlement par souci d’équité envers les artistes demandaient à être éclaircis mais nos questionnement n’avaient trouvé aucun écho auprès des responsables concernés.(nous en parlions depuis plus de deux ans).

Nous apprenons donc par la presse (et non par le service comme cela se fait habituellement  que «… Plusieurs problèmes, notamment d'artistes contestant les décisions de la commission, ont été recensés .. » (dixit Mme Fondeur).
Rien d’étonnant. Cet état de fait illustre parfaitement ce que nous redoutions : un état de cause à effet. Le passe-droit accordé par Mr Muet a ouvert la porte à des revendications qui deviendront ingérables.
La Commission et une personne du service avaient pourtant alerté M. Muet sur les débordements que cela allait engendrer.
Tout cela pourquoi, pour qui ? Pour un passe-droit que l’on veut nier, pour une seule personne au détriment de la collectivité et de la bonne marche du marché !!!

Les règles déontologiques sont bafouées et dans le fonctionnement d’élus en charge de gérer démocratiquement les affaires qui leur ont été confiées et pour tous les autres artistes qui en subissent les conséquences directes.

Par ces attitudes, ce choix injustifié, injuste et inconséquent de la part d’élus, nous avons le regret de constater que les premières personnes à en pâtir sont encore les artistes.

Bien qu’il ait été demandé à la Commission de participer  à la refonte du règlement, nous ne pouvons présager de ce qui apparaîtra dans le nouveau .
Le Marché de la Création n’est pas un marché comme les autres
Si les services peuvent gérer la partie purement technique des marchés, nous ne pouvons que constater une méconnaissance alarmante de tout ce  qui relève des Arts plastiques et de leur aspect professionnel particulier, de la réalité de terrain, de la condition de vie des artistes, de cet « outil » exceptionnel qu’est le Marché , pour certains professionnels et pour les artistes en voie de professionnalisation.
Ceci ne sera encore possible, que si
la règle commune est bien observée par tous, dans le respect de tous, le respect de la culture et du public, le respect des exigences de la création et des artistes.


Les membres bénévoles de la Commission .






Par AmC - Publié dans : les Faits - Communauté : Le champ du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 17:34






Elle fut dessinée par
Jean-Yves LOUDE,
le créateur du Marché.

Elle date de 1979





Par AmC - Communauté : Le champ du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 16:06



Le 3 Mai 1979,  par arrêté Municipal, La Ville de Lyon créait le « MARCHÉ dit DE LA CRÉATION ARTISTIQUE » à l’instigation de Jean-Yves LOUDES * , écrivain.
Il en réglementait l’accès par ce même arrêté, modifié le 2 Avril 1982, le 18 Janvier 1984, le 8 janvier 1988, le 10 Juillet 1990.

Ce Marché, installé Quai Romain Rolland, fut tout de suite plébiscité  par les artistes et attira le public. Celui-ci venait tout naturellement du Marché Forain du Quai Saint-Antoine (de l’autre côté de la Saône), du Vieux Lyon où les cars de touristes déversaient chaque dimanche leurs passagers.

Les « anciens «  racontent :
« Nous voulions tous avoir une bonne place, dans la meilleure partie de l’esplanade, et suffisamment. Pour être sûrs d’être bien placé on venait à 6 heures du matin, puis à 5 heures, puis à 3 heures, tendant des ficelles entre les arbres et gardant nos emplacements en nous relayant . Sinon on retrouvait « sa » place occupée par d’autres, il s’ensuivait des disputes parfois violentes. »

La municipalité dut y mettre bon ordre, par arrêté du 30 Juin 1996 :
 »Considérant que dans l’intérêt de la sécurité et de la tranquillité publiques, ainsi que pour maintenir une bonne gestion du Domaine Public, il convient de modifier la réglementation du Marché de La Création Artistiques, en :
-    fixant la composition, le fonctionnement et le rôle de la Commission de sélection et d’administration, ainsi que le rôle du Commissaire d’exposition
-    facilitant les opérations de mise en place des exposants et leur contrôle. »



A l’origine :
Le créateur du Marché de la culture,  l’animateur du Marché des Tupiniers, et une représentante de « La Renaissance du Vieux Lyon », auxquels vint se joindre assez rapidement celle qui fut la première Commissaire de ce Marché, se réunissaient tous les mois à la Mairie du 5ème devant les œuvres apportées par les artistes pour faire une sélection, et délivraient une autorisation.

Mais très vite il y eut des abus, des revendeurs, des personnes sans autorisation venaient à la sauvette, et le désordre s’installa.

A PARTIR DE 1990 .
Une quinzaine de personnes furent contactées, toutes bénévoles, pour se réunir à partir de 12 h et visionner les œuvres proposées.
Il y avait là des élus et des personnes initiées à l’art par leurs activités ou leurs connaissances.
Il s’avéra très vite que les politiques venaient là sans jamais oublier leurs convictions, et s’opposaient sur les œuvres, comme ils s’opposaient dans l’arène électorale.

Cela ne pouvait  perdurer.
Très vite il ne resta plus que les personnes uniquement intéressées par une sélection basée sur la valeur artistique des œuvres.

Mais même les décisions de cette commission  furent remises en cause par certains artistes du marché, qui allèrent manifester devant l’Hotel de Ville par deux fois, et promenèrent sur le marché le cercueil de la Commission.

Le maire de l’époque, fit savoir par l’intermédiaire de son Adjoint à la Culture, que si ces désordres continuaient « il ferait fermer le marché »

Les quelques meneurs disparurent du marché, on l’espère de leur propre gré, et le calme revint, au grand soulagement de tous.

Depuis jusqu’en 2007, la Commission a pu fonctionner normalement et sans jamais aucune réclamation, grâce à La Commissaire du Marché qui par son humanité sut faire admettre des décisions qui paraissaient difficiles à accepter pour certains.




LE RÈGLEMENT actuel , que vous pourrez trouver dans la colonne de droite de ce site, date du 20 Octobre 1997,  modifié par Arrêtés Municipaux le 10 février 1998, 21 Juillet 1999 et le 11 Juin 2003 .

Il est actuellement (pour les raisons que nous expliciterons plus loin) en cours de modification.

En attendant, L’Adjointe de  Chargée du commerce, de l'artisanat et des marchés, seule, sans semble-t- il sans prendre avis de l’ Adjoint à la Culture, a suspendu les travaux de la Commission de Sélection pour les nouveaux prétendants à l’accès au marché, jusqu’à la sortie du  Règlement modifié,  sans doute en Septembre……

La Commission ne se réunit  que pour renouveler éventuellement les autorisations qui arrivent à expiration.


•    voir l’article1
Par amc - Communauté : Le champ du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 17:26







michèlegriffon ©

Le marché de la Création  a été instauré par la Ville de Lyon
le 13 Mai 1979, sur une idée de l’écrivain Jean-Yves LOUDE*.

Il y avait à l’origine le désir de mettre en contact un large public avec la création artistique dans un lieu ouvert, un quai superbe, sans risque  d’intimidation culturelle.
Susciter chaque dimanche matin,  sans exception, la rencontre de promeneurs curieux avec des peintres, sculpteurs, photographes, graveurs, poètes….pour développer une gourmandise artistique
photo@michèleGriffon

Le marché de la Création est une galerie à ciel ouvert offerte à l’exigence des créateurs qui savent que le regard du plus grand nombre de spectateurs permet de construire, affermir, affirmer une expression.

Le Marché en quinze ans d’existence a vu fleurir sous ses platanes  des artistes qui après quelques mois, voire une ou deux années de présence, ont trouvé la reconnaissance à un envol personnel.

Car le Marché de la Création, c’est selon les éditions mille à deux mille visiteurs ou plus : des habitués, des touristes de la France entière, des étrangers, des professionnels des Arts Plastiques en quête d’expressions originales….

Sa règle du jeu a toujours insisté sur la créativité. Cette tendance première n’a pas forcément été entendue par les exposants : certains profitent du succès public de l’expérience pour  cultiver un esprit répétitif, plus lucratif qu’artistique. Mais le Marché de la Création n’a que quinze ans et d’autres défis à gagner. Toutefois il s’affirme comme une manifestation originale . Une marque de l’identité de Lyon".
Michèle Griffon
« L’Association des Amis du Marché de la Création »


Le Marché de la Création se tient
tous les dimanches matin de 8h à 13h
Quai Romain-Rolland, Vieux Lyon, 5ème

* - voir article suivant
Par amc - Communauté : Le champ du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /Avr /2009 17:00
Biographie


"Diplômé de l'École supérieure de Commerce de Lyon. Rédacteur en chef de "Lyon Poche", hebdomadaire culturel, de 1972 à 1978.
Critique musical et de cinéma. Beaucoup de voyages aussi : d'Afrique noire en Asie, du Maghreb en Haïti.
Jean-Yves Loude écrit pour voyager et voyage pour écrire.

@viviane.lievre

 .www.loude-lievre.org

Commence à publier des textes poétiques sur ses voyages. Quitte le journalisme en 1978 pour vivre de nombreux séjours, avec sa compagne Viviane Lièvre, chez les Kalash, peuple polythéiste du Nord-Pakistan. Devient ethnologue. A dédié trois livres aux Kalash et une douzaine d'articles. A enseigné l'ethnologie d'Asie centrale à l'université Lyon II de 1981 à 1992. Docteur en ethnologie (1991)

Produit des émissions pour France Culture. Écrit des scénarios de cinéma pour le réalisateur tunisien, Fitouri Belhiba (quatre moyens métrages tournés et diffusés, un long métrage deux fois primé, "Coeur nomade").
A publié "Dialogue en noir et blanc", un livre de correspondance sur les rapports "sud-nord", réalisé avec l'écrivain camerounais Kum'a Ndumbe III, un des premiers livres écrits par un Noir et un Blanc.
Imagine des romans pour la jeunesse (une dizaine dont "Le Coureur dans la brume", "Les Loups du Val d'Enfer", "La Réserve des visages nus", "Le Signe de Saturne") afin d'expliquer aux enfants les cultures étrangères.
Boursier de l'Agence Rhône-Alpes pour le livre et la documentation (1993) et du Centre national du livre (1996).
Boursier de la Société civile des auteurs multimédia, création radiophonique (1997).
Bourse de résidence d'écrivain à Montréal (2000).
Mission Stendhal à Lisbonne (2001).
Depuis 1995, poursuit un travail littéraire et radiophonique sur l'archipel du Cap-Vert : un récit, "Cap Vert, Notes atlantiques", une demi-douzaine d'émissions de radio pour France Culture, deux disques produits pour Ocora-Radio France, et la constitution des Archives musicales nationales du Cap-Vert avec l'aide de Radio France."
J.-Y.L.

Par amc - Communauté : Le champ du monde
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

ASSOCIATION DES AMIS DU MARCHÉ

Si vous désirez réagir à ces articles, vous pouvez laisser un commentaire (voir sous chaque article ") Nous vous répondrons.

Depuis quelques temps  circulent sur le Marché de la Création rumeurs et tracts.
Inquiets nous aussi de son avenir, nous désirons informer le maximum de personnes par l'intermédiaire de ce Blog.
Vous trouverez ici tous les textes que nous avons pu recueillir sur ce sujet.
"Des amis du Marché de la Création"

Présentation

Derniers Commentaires

Images Aléatoires

  • marche.jpg
  • LOUDE.jpg
  • march-.de.la.cr-ation.jpg
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus